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    Phaneroptera nana, le Phanéroptère Méridional, est une espèce d'orthoptères
    de la famille de Tettigoniidae et du genre Phaneroptera.

    Répartition :
    Plus thermophile que l'espèce voisine Phaneroptera falcata, elle a une répartition plus méridionale, s'étendant à l'Afrique du Nord, du Maroc à l'Égypte ; en Europe, jusqu'à la Géorgie. En Europe occidentale, elle est absente du Benelux, mais a assez récemment étendu son territoire en France où elle était connue de Corse, de la Provence, du Languedoc, de l'Aquitaine pour atteindre la Somme et le Bas-Rhin ; en Suisse, elle progresse aussi vers le nord ; elle atteint même le sud de l'Allemagne (probablement en rapport avec le réchauffement climatique).

    Description :
    Le Phanéroptère méridional ressemble à l'espèce voisine, Phaneroptera falcata (les ailes postérieures vertes, dépassent aussi nettement les élytres) ; il est légèrement plus petit que ce dernier (corps long de 13 à 15 mm dans les deux sexes), sa coloration est légèrement plus jaunâtre, son corps est parsemé de petites taches rouille, la base des tibias des 6 pattes est taché de rouille, les lobes latéraux du pronotum sont arrondis (un peu plus allongés chez Ph. falcata) ; les tympans ouverts, ovales, se trouvent en haut des tibias des pattes antérieures. Les longues antennes, très mobiles, mesurent environ 4 fois la longueur du corps. L'oviscapte plat, large, court, est fortement recourbé mais de manière assez régulière (presque anguleux chez Ph. falcata). Les cerques du mâle sont grêles et recourbés ; de plus, les élytres du mâle présentent à l'avant, deux petites taches foncées à la base du miroir et deux autres très rapprochées, à l'extrémité postérieure de ce miroir.

    Comportement & Habitat :
    Les adultes sont présents d'août à octobre. Le régime est végétarien.
    Cette espèce fréquente les bois clairs, les buissons, les lieux plus humides dans les régions méridionales.
    Elle est localement abondante, même dans les buissons des parcs et jardins où son mimétisme permet une indifférence totale à la présence humaine. Elle apprécie la chaleur du soleil, en particulier matinal, en étendant ses pattes postérieures vers l'arrière dans le prolongement du corps.
    Ces deux espèces ne s'inquiètent que si on les touche.

    Le chant est un strident cliquetis métallique émis surtout de nuit.


    Je ne suis pas du tout un spécialiste des Sauterelles.
    Si un connaisseur s'aperçoit que je me suis trompé dans l'identification, merci de me le signaler !


    Photo prise dans la Vallée Verte le 8 Septembre 2014



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  • Coccinelle à 7 points (1) - Coccinella septempunctata

     

    Coccinelle à 7 points (1) - Coccinella septempunctata

     

    Coccinelle à 7 points (1) - Coccinella septempunctata

     

    La Coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata) est une espèce de coccinelle paléarctique, courante en Europe. Surnommée « bête à bon Dieu » depuis le Moyen Âge, elle est perçue comme un porte-bonheur et a souvent des surnoms à connotation religieuse : « poulette de la Madone » en Italie, « scarabée de Marie » ou « petit Veau du Seigneur » en Allemagne (Marienkaefer ou Himmelskuchlichen), « bestiole ou oiseau de la Vierge » en Grande Bretagne (Ladybug ou Ladybird).

    Description :
    La longueur totale du corps va de 5,2 à 8 millimètres.

    Les élytres sont rouges avec un rebord en gouttière élytrale, ils ont chacun 3 points noirs plus un point supplémentaire sur la jonction des deux (point sutural noir sur le sillon élytral à la jonction du scutellum, encadré par deux taches blanches de forme triangulaire), pour un total de sept, dont l’espèce dérive à la fois son nom vernaculaire et son nom scientifique (du latin septem = "sept" et punctus = "point").

    Quelques jours après l'accouplement, la femelle pond environ 400 œufs jaunes d'environ 1,3 mm de long sur des parties de plantes qui sont infestées de pucerons, souvent groupés en paquets d'une vingtaine d'éléments à la face inférieure des feuilles, puis elle les abandonne. Les larves d'un gris plombé avec des taches orange et noires, ornées de tubercules portant des épines, ont un mode de vie et un habitat similaire à l'adulte.

    Ses ailes postérieures peuvent battre neuf fois à la seconde, lui permettant d'effectuer de longues migrations maritimes ou en altitude (jusqu'à 2 000 mètres d'altitude). Elle se repose en groupes (phénomène de diapause) une partie de l'été et en automne-hiver sous divers abris (pierres, excavation du sol, humus, écorce, maison) pour réapparaitre au printemps : c'est le phénomène d'estivo-hivernation.

    Prédateurs :
    Ses principaux prédateurs sont des petits rongeurs, des oiseaux et les araignées thomises. Mais, certains insectes, comme la mante religieuse ou certaines réduves comme la Punaise Assassin (Rhynocoris iracundus), dévorent les coccinelles à tous les stades de leur vie.

    La Coccinelle asiatique, espèce invasive qui la concurrence au niveau de la nourriture, mais peut aussi en être un prédateur, la menace dans plusieurs pays européens comme la France ou l'Angleterre.

    Régime alimentaire :
    Le régime alimentaire sténophage de la larve comme de l'adulte consiste en des proies herbivores au corps mou telles que des cochenilles, acariens ou larves d'insectes, parfois des spores de champignons, du nectar et des débris végétaux, mais surtout les pucerons qui représentent 60 % de sa nourriture (elle peut en manger jusqu’à 100 par jour). Cette prédatrice vorace aphidiphage est utilisée par les jardiniers et des cultivateurs pour la lutte biologique, elle a été introduite à cet effet à partir des années 1950 aux États-Unis où elle est devenue l'emblème de six États (Delaware, Massachusetts, New Hampshire, Ohio, Pennsylvanie et Tennessee).


    7 points, comme pour l'Equipe de France dans la Coupe du Monde, qui est donc qualifiée pour la suite.
    Quand j'ai préparé cet article (2 heures avant le début du match France - Equateur),
    je n'avais pas du tout pensé à cette possibilité : y'a pas de hasard !


    Photos réalisées dans la Vallée Verte, le Mardi 6 Mai 2014


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  • Volucelle Zonée (1) - Volucella zonaria

     

    Volucelle Zonée (1) - Volucella zonaria

     

    Volucelle Zonée (1) - Volucella zonaria

     

    Volucelle Zonée (1) - Volucella zonaria

     

    Volucella zonaria, la Volucelle Zonée, est un insecte diptère, de grande taille, de la famille des syrphidés, sous-famille des éristalinés, et du genre Volucella.

    Biologie :
    L'insecte adulte est visible de mai à octobre. Il imite le frelon européen (Vespa crabro)
    par sa taille (atteint 20 mm de long), par son aspect et par son vol bourdonnant.
    Les larves se développent dans les nids de guêpes, d'abeilles et de frelons,
    où elles se nourrissent de débris, d'insectes morts et parfois de larves.

    Description :
    La Volucelle zonée a la tête jaune avec deux gros yeux marrons qui se touchent chez le mâle.
    Les antennes sont très courtes et plumeuses.
    Il y a une protubérance jaune vif sur le devant de la tête.
    Le thorax est brun rouge, lisse et luisant sur le dessus et l'abdomen est jaune, barré par deux larges bandes noires.
    Ce gros syrphe inoffensif ressemble à un frelon, toutefois il n'en présente pas la taille fine.
    On observe souvent la Volucelle Zonée, posée immobile sur les fleurs, où elle se nourrit de nectar.

    Envergure :
    16 à 22 mm pour la femelle, 14 à 16 mm pour le mâle.

    Répartition & Habitat :
    Parcs et jardins mais aussi grandes forêts de feuillus et de résineux d'Europe.


    Petite séance de toilette pour cette femelle, sur les 3 premières photos.
    C'est une femelle car les yeux sont écartés.
    Quand je l'ai vue j'ai pensé que c'était un gros Frelon.
    C'est en regardant dans mes bouquins pour l'identification que j'ai compris mon erreur.
    Il est dit que la longueur est de 20 mm, mais en la voyant sur place j'avais l'impression que c'était beaucoup plus...
    Sur ces photos elle est posée sur une fleur de Ronce, puis sur une feuille de Ronce.


    Photos prises dans la Vallée Verte, le Mercredi 18 Juin 2014


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