• Mésange Charbonnière (4) - Parus major

     

    Mésange Charbonnière (4) - Parus major

     

    La Mésange Charbonnière (Parus major) est une espèce de passereau de la famille des paridés.
    C'est la plus commune des mésanges eurasiatiques.

    Description :
    La Mésange Charbonnière est l'une des plus grandes mésanges (14 cm de long pour une envergure de 23 à 26 cm
    et un poids de 16 à 21 g), de la taille d'un Moineau Domestique.

    Elle se caractérise par sa calotte noire, ses joues blanches, son dos verdâtre et une bande noire (ou « cravate ») tout le long de la poitrine et du ventre jaune. Cette bande est moins large chez la femelle que chez le mâle.

    Alimentation :
    Cet oiseau se nourrit particulièrement de petits invertébrés (mouches, vers de terre, araignées, papillons), de petits fruits et de graines. La Mésange Charbonnière se nourrit essentiellement d'insectes en été, de graines (comme des graines de tournesol noir par exemple), de baies et de fruits le reste de l'année.

    Comportement social :
    C'est un oiseau grégaire : en dehors de périodes de nidification, elle vit en groupe avec d'autres mésanges.
    C'est une visiteuse habituelle des mangeoires en hiver.

    Chant :
    La Mésange Charbonnière zinzinule. « Très audibles, ses phrases, basées sur 2, 3 ou 4 notes aiguës et au rythme bien marqué, sont répétées de nombreuses fois. (…) Elles présentent de multiples variantes : chaque individu en possède normalement plusieurs (de 2 à 6), de tempo différent » (Metzmacher et al. 1991).

    Longévité :
    Une Mésange Charbonnière peut atteindre une quinzaine d'années mais l'espérance de vie en milieu naturel
    n'excède pas souvent quelques années (2 à 3 ans).

    Répartition :
    Elle est présente partout en Europe, en Afrique du Nord et dans la majeure partie de l'Asie.

    Habitat :
    Elle est sédentaire et occupe presque tous les habitats : bois, parcs, jardins, etc. Le nid est construit dans les endroits les plus inattendus : feux de circulation, camions au repos, boîtes à lettres, parpaings, vieilles machines

    Reproduction :
    Cet oiseau effectue deux couvées de 5 à 12 œufs par an (avril-mai, puis juin-juillet). Le nid est construit dans le trou d'un arbre, d'un mur ou dans un nichoir. Les œufs sont couvés par la femelle 13 ou 14 jours.
    Les petits restent au nid entre 16 et 21 jours après l'éclosion.

    Lutte biologique :
    Les Mésanges sont utilisées par les jardiniers comme moyen de lutte biologique. Les arboriculteurs soucieux de limiter l'usage de pesticides placent parfois des nichoirs à Mésanges dans les vergers
    afin que celles-ci mangent les vers de la pomme et les pucerons.

    Protection :
    La Mésange Charbonnière bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du
    17 avril 1981 (modifié en 2009) relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter s'il s'agit d'oiseaux prélevés dans le milieu naturel. Depuis mars 2006 et en application de la réglementation européenne,
    ces interdictions ne s'appliquent plus aux oiseaux nés et élevés en captivité.


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    Vous pouvez voir d'autres photos de cet oiseau dans la Galerie qui lui est consacrée :  Mésange Charbonnière


    Photos prises les 27 & 28 Octobre 2014


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  • Oie Cygnoïde (1) - Anser cygnoides

     

    Oie Cygnoïde (1) - Anser cygnoides

     

    Oie Cygnoïde (1) - Anser cygnoides

     

    L'Oie Cygnoïde (Anser cygnoides) est une oie originaire d'Extrême-Orient.
    Cette espèce, assez peu connue et actuellement menacée, est l'ancêtre de la forme domestique
    appelée Oie de Guinée ou Oie de Chine (Anser cygnoides domesticus).

    L'Oie de Chine, anciennement dénommée Oie de Guinée est un terme générique utilisé pour désigner l'ensemble des races d'oies domestiques issues de l'Oie Cygnoïde (Anser cygnoides). Plus spécifiquement on trouve l'Oie domestique des Philippines, l'Oie de Wuzhong. Ce sont des volailles d'élevage et des oiseaux d'ornement.

    Les Oies de Chine ne sont pas les seules oies domestiques, d'autres races issues de l'Oie Cendrée existent également. Comme les hybrides de ces deux espèces sont interféconds, des races hybrides ont été développées, et sans étude génétique, il est impossible de savoir quelle est la dose d'hybridation.

    La caractéristique principale des Oies de Guinée est qu'elles sont bonnes pondeuses. En principe, les races d'Oies de Guinée présentent au niveau du bec, un tubercule (bosse), plus développé chez le mâle que chez la femelle et d'un liseré blanc, alors que la variété sauvage n'en possède pas.

    Description :
    Les Oies Cygnoïdes sauvages mesurent entre 80 et 94 centimètres pour un poids allant de 2,8 à 3,5 kilogrammes.

    Le dimorphisme sexuel de l'Oie Cygnoïde est peu marqué, même si les mâles sont un peu plus grands et plus lourds que les femelles. Les juvéniles sont comparables aux adultes, si ce n'est que leur calotte et l'arrière de leur cou est plus sombre et qu'ils ne possèdent pas de bordure blanche à la base du bec.

    Le plumage est brunâtre sur le corps. La coloration de la tête et du cou sont caractéristiques : la gorge, le côté de la tête et le devant du cou sont brun très pâle, presque crème, alors que la calotte et le derrière du cou sont très foncés. Le bec est noir et les pattes orange.

    Les races domestiques ont un plumage semblable, mais leur silhouette est beaucoup plus lourde et elles ont,
    en outre, une bosse (caroncule) à la base du bec.

    Alimentation :
    Ayant un régime principalement végétarien, l'Oie Cygnoïde est friande de laîches qu'elle consomme sur son lieu de reproduction, et à partir de l'automne elle consomme principalement des baies.

    Reproduction :
    La nidification de l'Oie Cygnoïde a lieu en avril/mai mais les sites de nidification en haute montagne ne sont occupés qu'à la fin de ce dernier mois. Le nid est placé sur un petit monticule près de l'eau et est construit avec des roseaux
    et diverses herbes. La ponte se déroule entre fin avril et début mai et est composée de trois à neuf œufs.
    Après l'éclosion, les petits se réunissent en masse dans l'eau et, se laissant porter par le courant,
    gagnent ainsi des lacs plus larges.

    Habitat :
    Elle a été introduite par l'Homme dans de nombreux endroits du monde,
    mais la plupart du temps sous sa forme domestique.

    Pas facile de s'y retrouver dans la généalogie des Oies...

    J'ai trouvé hier une nouvelle voiture, que je dois récupérer en fin de semaine.
    Merci pour vos messages et encouragements.


    Photos réalisées à Aizenay (85 - Vendée), le Mardi 30 Septembre 2014


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  •  Caille de Chine (2) - Excalfactoria chinensis

    Le mâle

     

     Caille de Chine (2) - Excalfactoria chinensis
    La femelle

     

    La Caille Peinte (Excalfactoria chinensis), également connue sous les noms de Caille Peinte de Chine ou
    Caille de Chine, est une espèce d'oiseau appartenant à la famille des Phasianidae, de l'ordre des Galliformes.

    De toutes les cailles, cette espèce en est la plus petite.

    Description :
    La Caille de Chine mesure entre 11 et 15 cm pour un poids de 40 grammes environ.

    A l'état sauvage, les mâles se caractérisent par un plumage des parties supérieures d'un brun terne moucheté de noir, d'une poitrine et de flancs gris-bleu tandis que le ventre et l'arrière des flancs reste brun-roux.
    Le menton est noir, orné d'un fer à cheval blanc.
    La femelle, plus terne, est d'un aspect général brun moucheté de petites taches marron et beige.

    En milieu domestique, il est possible de la rencontrer dans des mutations blanche,
    argenté, brune et noire.

    Alimentation :
    Lorsque le mâle trouve un petit insecte, il le tient en évidence dans son bec, se dresse et lance un appel répété à la femelle qui accourt, le reçoit et le mange. À ce moment, celle-ci produit une fiente pâteuse qui est consommée par le mâle. Tout en contribuant à l'alimentation de la femelle en période de ponte, il semble que ce comportement d'échange resserre les liens du couple. Il est aussi possible que la coprophagie d'une fiente partiellement digérée restitue au mâle une partie des éléments nutritifs indispensables (vitamines en particulier) dont il se prive pour alimenter la femelle.

    En captivité, la Caille de Chine peut être nourrie avec des graines pour oiseaux exotiques.
    Elle apprécie aussi les vers de farine et le pissenlit.

    Comportement social :
    La Caille de Chine se rencontre par couples ou en famille de cinq ou six individus. Comme la plupart des cailles, elle répugne à s’envoler, préférant courir entre les tiges herbacées en profitant de sa petite taille. Si elle est forcée, par un chien par exemple, elle décolle brutalement, vole rapidement en ligne droite sur quelques mètres et se repose immédiatement dans la végétation où elle détale à toute vitesse. La nourriture consiste en petites graines de graminées et en menus insectes

    Voix :
    Les deux sexes émettent un doux sifflement assez plaintif, tii-tii-tiou, la dernière syllabe plus basse que les deux autres. Cette caille chante plutôt à la tombée de la nuit mais elle peut chanter toute la journée et même la nuit en début de saison de reproduction. D'un naturel discret, le mâle est sujet à des chants plus fréquents et mélodieux que la femelle, notamment durant les parades, les offrandes d'insectes ou pour retrouver un compagnon.
    On dit qu'il pituite, courcaille.

    Reproduction :
    La Caille de Chine est monogame et les liens du couple sont très étroits. Le nid, parfois dômé, est une petite cavité aménagée au sol, délimitée avec des herbes et des racines. Il est construit par la femelle, le mâle se contentant de collecter des matériaux. Les jeunes sont matures vers l’âge de deux mois et sont capables de se reproduire l’année de leur naissance. La durée d'incubation est de 16 à 18 jours. La femelle pond 4 à 6 œufs par couvée.

    Répartition :
    Cette espèce a une très large répartition géographique qui s’étend en Inde, au Népal, au Sri-Lanka, aux îles Nicobar, au Myanmar, en Thaïlande, dans le sud-est de la Chine, à Taiwan, à Hainan, en Indochine, en Malaisie, aux Philippines, dans toute l’Indonésie, en Nouvelle-Guinée et en Australie. Elle a été introduite aux Mariannes (Guam), à La Réunion et à l’île Maurice.

    Habitat :
    La Caille de Chine est typiquement une espèce de basse altitude mais elle été signalée à 1300m dans les îles de la Sonde, à 2000m dans le sud de l’Inde et à 2400m d’altitude au Sri Lanka.
    Elle se rencontre dans les champs de riz, les chaumes, les friches, les prairies humides, les rives broussailleuses
    des fleuves et rivières, les coteaux couverts de fougères.

    Statut et Conservation :
    Bien que largement répartie, la Caille de Chine est considérée comme peu commune. Elle est très rare en Thaïlande, où pourtant David-Beaulieu la disait commune au Tranninh. Elle est devenue assez rare au Sri lanka, où elle ne se rencontre plus que dans les prairies à l’est de l’île, et en Inde. Sarker n’a plus confirmé sa présence au Bangladesh en 2001. Elle demeure très localisée en Australie. En de nombreuses régions, la diminution de la surface d’habitat favorable, en raison du drainage des prairies humides et des changements de méthodes culturales, est une menace pour la survie de cette espèce.


    J'ai rencontré ces Cailles de Chine dans la serre de L'île aux papillons de Noirmoutier.
    Elles s'y déplacent en liberté et sont très appréciées des visiteurs.


    Photos prises à L'île aux Papillons, le Mercredi 30 Avril 2014


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